1. Le durcissement des conditions financières et la hausse des prix de l’énergie pèsent sur la croissance. Le terme de stagflation s’est réinstallé dans le débat économique alors que le Brent a franchi le seuil des 100 USD. Un ralentissement de l’activité est attendu, mais il faudrait que les prix du pétrole demeurent élevés plus de trois mois pour affecter significativement la croissance. À ce stade, il est encore trop tôt pour mesurer l’impact final. Nous conservons une recommandation Neutre sur les action
2. La hausse des prix de l’énergie aura des effets durables. Même en cas de désescalade en Iran, les prix du pétrole et du gaz ne reviendront pas à leurs niveaux d’avant-crise et conserveront une prime de risque structurellement plus élevée. Dans le même temps, la nécessité de préserver la soutenabilité de la dette devrait conduire les gouvernements à recourir à des mécanismes de répression financière afin de plafonner les rendements obligataires de long terme.
3. La BCE ne devrait pas procéder à trois hausses de taux cette année. Les anticipations actuelles du marché intègrent un taux de dépôt de la BCE à 2,7 % d’ici décembre, dans un contexte de résurgence de l’inflation. Compte tenu de la progression du rendement du Bund allemand à 10 ans, désormais proche de 3,1 %, nous relevons notre opinion sur les obligations souveraines cœur de la zone euro à Positive, avec une préférence pour les maturités à 5 ans.
4. Les marchés actions des pays producteurs d’énergie devraient être favorisés. La nécessité pour les pays importateurs d’énergie de diversifier leurs approvisionnements hors du Moyen-Orient plaide en faveur des marchés boursiers canadien, latino-américain et norvégien. La hausse de la rentabilité du secteur énergétique devrait également bénéficier à d’autres segments de l’économie.
5. La correction de l’or offre un point d’entrée. L’or a reculé de manière inattendue de 14 % en mars, à 4 570 USD l’once, pénalisé par le renforcement du dollar, la hausse des taux et des prises de bénéfices. Les moteurs de long terme restent inchangés : nous demeurons Positifs sur l’or, avec un objectif à 12 mois de 5 500 USD, et devenons Positifs sur l’argent, avec un objectif de 90 USD.
Global Chief Investment Officer